• Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Vivre autrement
#1
Comme beaucoup ici, certainement comme beaucoup de gens en général, j’ai du mal à me trouver un but dans la vie, mon travail ne me passionne pas du tout et j’aimerais me reconvertir, sans savoir dans quoi, je me sens seul dans la vie de tous les jours malgré mon couple, j’ai l’impression générale de ne pas profiter de mon existence et de la mettre à contribution.

Je cherche depuis longtemps quoi faire pour renouer des liens avec les autres, et comment faire pour ne plus me sentir en décalage avec la société dans laquelle je vis. Elle ne me semble pas rationnelle, à tous les niveaux : Non respect de l’environnement (doit-on rappeler que notre vie dépend de l’éco-système qui nous entoure ?), irrationalité (obsolescence programmée, agriculture moderne faite pour satisfaire les industries et autres bêtises révoltantes), civisme de plus en plus rare...

Je me suis dit qu’il y avait deux façons pour moi d’être heureux finalement : Soit essayer de changer le monde en général, ce qui me semble infaisable, soit commencer à petite échelle, en rejoignant une communauté plus proche de mes valeurs, et en promouvant ce modèle s’il fonctionne.

J’ai entendu parler d’éco-habitats solidaires, des associations 1901 dont les membres semblent essayer de parvenir à ce même but, en habitant ensemble. Des AMAP, qui regroupent des personnes pour acheter à des agriculteurs des produits de saisons, cultivés de manière plus respectueuse. De squats, de cantines gratuites, de sites web de dons de biens, d’universités populaires, de bringues où l’on donne ce que l’on veut. En gros, tout ça, c’est l’association et l’auto-gestion, des choses qui me font rêver mais que je ne vis pas.

Je me demande quelle est la meilleure chose à faire pour changer ça. Est c’est pour ça que j’ouvre ce sujet. Bientôt on se rencontrera pour certains d’entre nous. Peut-être que nos atomes seront encore plus crochus qu’ils ne me paraissent déjà. Peut-être que ça en restera là, peut-être que non, au pire ce topic ne sera qu’un lieu de discussion.

Est-ce qu’on peut rêver de réunir un nombre de personnes intéressées, de trouver un lieu particulier, une ville qui nous plaît, acheter un bout de terrain ou un hangar abandonné, créer une association, faire appel à des artisans du monde alternatif et créer un lieu de vie commun, un petit village presque autarcique, réunissant les talents de chacun. Se nourrir en faisant appel directement à un ou des agriculteurs (rompre les intermédiaires), avoir le moins besoin possible d’énergie payante. Puis organiser des concerts privés, ou des expositions, faire entrer un peu d’argent utilisable pour la communauté, chacun continuant à travailler un peu pour assurer du revenu personnel. Dans le principe d’une collocation, ça ne peut pas coûter plus cher que de construire ou louer une maison à deux.

Voilà l’idée ! Les perspectives sont larges, non définies temporellement, juridiquement, financièrement, mais pour l’instant c’est juste de la théorie. Le sujet vous intéresse ? Même si ce projet de vivre ensemble n’est pas votre tasse de thé ou que vous avez déjà votre cocon à vous et que vous y êtes bien, rien n’empêche de parler des choses qui vous paraissent aller de pair avec ce genre de réflexions et de projets.
Mes trips reports : The Death of Utopia, The Begining of the Dream

Le lâcher prise, c'est accepter de redevenir un enfant.
----------------------------
Ce qui importe avec l’expérience psychédélique, ou plus généralement spirituelle, ce n’est pas la vérité que l’on croit toucher du doigt, mais bien le chemin qu’elle nous fait parcourir sur notre rapport au soi, aux autres et à la vie.
  Répondre
#2
Je te souhaite bonne chance.
I am the divine spirit that harmonizes with the laws
projecting the digital loom,the tool of experiencing desire and finding ecstasy in process.
I am me, we are you

Il est donc primordial, y compris dans l'intérêt des teufs, de se mobiliser et de soutenir les amateurs de substances psychoactives.Peu importe si tu consommes des drogues ou pas. Nul n'a besoin d'être homo pour soutenir la Gay Pride.
  Répondre
#3
Sur ces belles paroles de Stonix, écoutons du Slayer.





Cela dit je crois que ton concept existe déjà, dans un pays du Nord de l'Europe si je ne m'amuse.
  Répondre
#4
Citation :Je me suis dit qu’il y avait deux façons pour moi d’être heureux finalement : Soit essayer de changer le monde en général, ce qui me semble infaisable, soit commencer à petite échelle, en rejoignant une communauté plus proche de mes valeurs, et en promouvant ce modèle s’il fonctionne.

Je réagit vite fait! Je me suis posé la même question, mais moi c'étais soit "essayer de changer le monde", ce qui me semble aussi infaisable et inutile, soit "essayer de se changer soi", ce qui me semble très difficile, très chiant mais aussi la seule option viable.

Avec une communauté n'as tu pas peur de te couper du monde?
  Répondre
#5
Non pour moi l'idée n'est pas de vivre en campagne et de cultiver les navets, mais d'organiser un lieu de vie commun avec parties privées (l'équivalent d'un T1/2 de 400/50m² chacun) en ville ou à proximité. Les participants initiaux n'y passeront pas nécessairement toute leur vie, ils loueront peut-être leur place s'ils bougent. Et l'idée d'utiliser les parties communes pour organiser des évènements ouverts à l'extérieur assurerait de ne pas être enfermés dans cette bulle. Plus le fait que chacun garderait sa profession, à part peut-être un qui serait le concierge, dont une partie des loyers permettrait d'assurer un revenu et qui s'occuperait de l'entretient du tout.

Si l'idée n'est pas viable, j'envisage de proposer à un ami de réaliser un jour ce projet à deux en louant les appartements supplémentaires. Mais je ne pense pas qu'on puisse vivre à deux d'une rente, alors l'un devrait sans doute garder son travail (celui qui a besoin du plus d'argent on va dire, moi perso, locataire avec un smic j'ai toujours assez d'argent, alors si en plus je suis propriétaire je me contenterai de bien peu). Mais là trouver les fonds sera peut-être problématique, quoique le logement étant un gros problème de société, ce n'est peut-être pas le type d'entreprise le plus risqué.
Mes trips reports : The Death of Utopia, The Begining of the Dream

Le lâcher prise, c'est accepter de redevenir un enfant.
----------------------------
Ce qui importe avec l’expérience psychédélique, ou plus généralement spirituelle, ce n’est pas la vérité que l’on croit toucher du doigt, mais bien le chemin qu’elle nous fait parcourir sur notre rapport au soi, aux autres et à la vie.
  Répondre
#6
Et pour passer de la théorie a la pratique ? C'est ici :p post-45342.html?f=27
des pistes pragmatiques, sur lesquels des milliers de personnes se sont deja lancé ... ^^

La critique de la société et les solutions proposées sont trés proche de ton post, belle synchronisité !
Si tu veux en parler plus en détail j'en serais ravi; Ici ca marche, ca se met en place, et il faut que ca se diffuse en France, en Belgique etc!
This is a block of text that can be added to posts you make. There is a 1024 character limit.
  Répondre
#7
Je plussoie le post de Quetzal, même si je l'ai pas lu en entier je sais que je suis d'accord (synchronicité frappante et très utile).

Le système soit on le change soit on s'y adapte.
Si on s'y adapte, c'est soi qu'on change. (la drogue peut aider)
Si on le change, c'est le système proche de nous: petite échelle obligée. Auto-gestion, fermes bio, humanitaire... il y a plein d'opportunités, et la drogue n'aide pas vraiment.

En ce qui me concerne j'ai décider de m'adapter au système en choisissant en lui ce qui s'adapte le mieux à moi. Et je m'éclate. De toutes façons je sais qu'un jour je finirai par vivre en écovillage :twisted:

Vivre autrement, je plussoie l'idée en bloc.
  Répondre
#8
"Un jour on se réalisera", c'est peut-être bien ça. Tu sais, je pense qu'on ne peut rien changer tant qu'on se change pas (Capdevielle powwaa), et essayer de changer la masse est chose impossible. Seulement, il existe une imposante "masse" de personne de tous les horizons, - et même, parfois, ces personnes sont très sympathiques - qui se complait dans un "mauvais" cynisme, dans une attitude pseudo-désinteressée. Et tous ces gens ne voient que le côté irréalisable des choses, et c'est à eux que tu vas te heurter tout au long de ton envie de changement.

En 1971, Brel donnait une courte interview, ou, dans la derniere partie (que l'on peut trouver sur youtube avec les 4 autres), il dit à peu près cela :
"Si un homme a envie de quelque chose ; si un homme a envie de faire le tour du monde, il? faut qu'il quitte tout si il en a vraiment envie. Et qu'il quitte tout, et qu'il s'engage comme marin sur un cargo, et qu'il le fasse le tour du monde. Et les gens meurent de ne pas faire le tour du monde quand ils en ont envie sous prétexte qu'ils sont coincés par de fausses obligations. Et s'il reste, eh bien c'est qu'il n'en a pas vraiment envie. "

Il n'y a rien de plus vrai, et se blottir dans la douce moquerie comme le fait un bon nombre de gens, ici compris, ne changera rien à cette vérité.
"La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera."
Parcours foutu, j'défends à coups d'cutter ma sous-culture ![URL="http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=sqark"]

http://www.thebookedition.com/advanced_s...ords=sqark[/URL]
  Répondre
#9
Ca c'est une belle idée... D'ailleurs j'avais fait parti d'un projet du genre (quand je dit j'avais, c'est que je me suis éloigné du projet à cause de mon jeune age et donc l'impossibilité de m'impliquer plus que ce que je pouvais faire sur internet...)

Plutôt que de faire chier à taper un texte bancal pour décrire le bouzin, je vais faire cela :

http://www.keexkanan.net/


Sur ce beau lien, écoutons du Graveworm







Ps: Le forum du site est plein de spam donc l'ancien forum (http://alternative.xooit.com/index.php) est ré-utilisé Wink
[Image: 1368739872-a930e931f85f049ae6a6ab178460ec17-1.jpeg]
Meh !
  Répondre
#10
Pas motivé pour faire une grande réponse très profonde, z'êtes de sacrés hippies mais moi aussi un peu. Et j'espère qu'un jour on pourra tous être heureux, manger des légumes et fumer des pétards dans le respect de Maman-La-Terre. C'est dit avec cynisme mais vraiment j'aimerais bien.

Si ces sujets vous intéressent, la lecture ce monsieur est fortement recommandée. Et si vous avez la flemme de lire mais que vous comprenez la langue de Justin Bieber, vous pouvez toujours l'écouter.
  Répondre
#11
J'suis pas hippie pour deux sous !
Parcours foutu, j'défends à coups d'cutter ma sous-culture ![URL="http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=sqark"]

http://www.thebookedition.com/advanced_s...ords=sqark[/URL]
  Répondre
#12
Alors tu l'es pour combien ?

(cherche la sortie)
  Répondre
#13
Coucou !

Pour faire part de mon expérience dans cette réflexion tout bonnement importante en ces temps de mouvements,

J'ai beaucoup pensé à me reconvertir au niveau travail vers quelque chose de plus sain pour la Terre et pour Moi (surtout :rollSmile et aussi de voir où je pourrai vivre plus en accord avec mes convictions (respect de ce qui nous entoure, être dans la transformation plutôt que la création - destruction, etc...).

Ça doit faire bien 4 - 5 ans que j'y pense. J'y pense c'est tout. Je sens que que je ne suis pas prêt à lâcher certains conforts de la vie citadine. J'aime aller me promener en vacances en plein environnement sauvage avec quasiment personne, manger localement, etc... mais en ville je n'y arrive pas. Je suis dans l'optique de ne pas se frustrer, ne pas se forcer constamment. Alors j'assume manger de l'industriel, de gâcher de l'eau, de ne pas être le plus écolo de la planète, de ne pas être le plus respectueux des autres. Mais d'un autre côté je fais des actes à mon niveau que je pense être pour le Bien Commun, que ce soit concret physiquement ou dans ma façon de penser, d'interagir avec les gens.

J'en suis sûr à 100% qu'on ne peut pas changer le Monde, les Autres. On peut uniquement changer soi et ça change le Monde après. J'ai ma croyance que l'extérieur est une sorte de miroir de notre intérieur, si tu es harmonieux EN TOI, tu seras bien avec ton environnement quel qu’il soit.

Et pour finir, soit tu fais ce que tu penses, soit tu penses tout court. L'action est sans doute le plus difficile mais le plus efficace pour se sentir plus en harmonie dans sa vie.

Un conseil : Petits pas par petits pas.

Sur ce, je remballe mon discours Smile

Soyons.
In Lakesh
  Répondre
#14
Bon projet Sludge. Tu sais qu'on est beaucoup ici à rêver de ça. Ce qui manque, ce sont les moyens, et il y a aussi les différences d'opinions quant au détachement du régime. Par exemple, moi je ne me vois pas vivre en ville dans un appart, j'ai absolument besoin de pleine nature.

Regarde ce doc, il peut t'intéresser.

http://www.publicsenat.fr/vod/documenta ... opie/58180
"Un trip au LSA, c'est une reconsidération des concepts fondateurs omniprésents dans la vie, comme le temps, l'amour, la matière, la beauté, la musique..." Quetzal
  Répondre
#15
Moi je te suis pour ton projet. J'avoue que je me pose la question un peu tous les jours. J'suis moi-même en Management International et c'est vrai que ce genre d'étude ne me convient pas du tout. Je n'ai pas envie de travailler dans une énorme entreprise où on est noyé dans la masse et où l'on est enfermé dans une routine jour après jour.

Mais en même temps, j'me dis trés bien que j'pourrais "infiltrer" ou rentrer dans ce modèle économique qu'est le capitalisme pour essayer de l'améliorer et d'éviter certains abus que l'on voit en ce moment.

Par contre, je serais carrément motivé à monter un projet ou une petite boite avec quelques personnes. La j'aurais vraiment l'occasion de connaitre les personnes impliquées dans le projet et leurs valeurs. Après j'ai aucune idée du projet que je veux monter mais j'attendrai d'avoir un peu d'argent sous le coude pour le faire (eh oui l'argent, le nerf de la guerre).

D'ailleurs concernant les nouveaux modes de vie, ya un documentaire super intéréssant sur ça. J'ai regardé l'autre post sur sortir du capitalisme et j'ai pas l'impression qu'il a été mentionné. Vous le connaissez p'tet déjà surement, c'est Volem Rien à foutre al pais.

http://video.google.com/videoplay?docid ... 2152274150

Ca parle des squats, de style de vie alternatif, de débrouille, de carburant à l'eau (lol !!)... Bref c'est super intéréssant, ya des vidéos d'archive (ya même le bon vieux Nico !).
"Yo no uso drogas. Yo soy la droga." Salvador Dali
  Répondre
#16
Merci pour cette vidéo.
« je porte le deuil et la résistance
Mon visage est la métamorphose
de toutes les défaites de l’histoire
en revanches de l’aube
sur le crépuscule »
  Répondre
#17
Ouaich Ouaich la confrérie ! (même si j'ai que 50 posts, j'me sent proche de vous tous (okay j'ai pris du 4-mec, mais justement ca vous ai jamais arrivé en pleine montée de philosopher (même bien bourré, l'idée de vouloir refaire le monde et juste de se dire que, bordel, un monde meilleur est sacrément possible (hey, fuck, faisons le, ce monde, que tout le monde rêve)).

Je sais pas si vous avez vu mon lien "Volem Rien foutre al pais" mais bordel ces mecs ont sacrément raison. J'ai lu récemment "Les chemins de Katmandu" de Barjavel. Contexte : 68, ras le bol de cette société qui pue du cul. Et le protagoniste se rend compte que le dialogue ne sert à rien et que le seul dialogue possible est la violence et donc il faut tout casser; "qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu (NTM, c'est vieux mais c'est fucking d'actualité). J'ai l'impression qu'on parle trop et qu'on agit pas assez. Combattre le feu par le feu.

J'ai posté ce lien récemment, un reportage "Volem rien a foutre al pais". Et disons que j'en ai marre de rester passif. Avant, j'avais plus une pensée individualiste ; peu importe autrui, qu'ils restent dans leur merde. Mais j'aimerais ouvrir les autres à mon point de vue et à l'ouverture et je pense que nous autre (psychonaut), avons un role d'ouverture d'esprit. Car nous autres savons prendre du recul par rapport aux choses et je pense que nous nous devons d'inculquer à la "masse" (le terme "masse" peut paraitre péjoratif dsl) le principe d'ouverture d'esprit. Pour moi, notre plus grande force, c'est d'être heureux. De nos jours, la plupart des gens oublient d'être heureux et de vivre. j'ai l'impression qu'on nous conditionne trop et du coup qu'on oublie les vrais valeurs. De nos jours, on nous inculque qu'il faut gagner de l'argent pour être heureux.

Moi même je me rends compte qu'il est difficile de faire ouvrir les yeux aux gens alentours (je me rend compte qu'il est scarément difficile de changer les moeurs et les comportements (mais petit à petit, l'oiseau fait son nid) (de même, par exemple : un pote que j'ai initié au 4-aco, ca me fait un peu chié parce qu'on m'a appris que la drogue était pas bien même si je sent que cette personne a réussi a évolué grâce à ca et à se poser les bonnes questions). Mais j'essaie dans tous les cas de perpétuer l'amour et l'ouverture.

Et pourquoi je dis ca ? Parce que dans la vie, il y a des personnes "supérieurs", qui peuvent influencer les autres, en bien ou en mal (tels les politiciens ou patrons de grandes entreprises(les putain de lobbys ou autre : de même, dans ma formation en management international, je me rends compte qu'aucune personne ne se rend réellement compte de ce qui se passe dans le monde (d'autant plus avec la crise financière : le capitalisme est le seul modèle que l'on connait (avec le communisme qui a foiré grâce à Staline mouahahaha, et j'ai l'impression que tout le monde prend se modèle comme un modèle essentiel) qui dictent ce qu'il faut faire, ce qu'il faut aimer, ce qu'il faut acheter ! Et ces personnes n'ont aucun scrupules à nous vendre de la merde... Un rapport de force s'installe entre ces personnes, et ces personnes influentes nous gouverne.

Nous sommes l'underground, comme dans l'armée des ombres ou la résistance d'Orwell dans 1984. J'ai l'impression d'avoir une certaine mission d'ouverture d'esprit. Je veux provoquer pour que les gens se posent le plus de questions possibles. Mais qu'ils se posent bien sur les bonnes questions.

Edit : un modo pourrait-il effacer les deux posts d'après please. Et sorry for the triple post.
"Yo no uso drogas. Yo soy la droga." Salvador Dali
  Répondre
#18
J'ai vu Volem... il y a longtemps, j'aime beaucoup Pierre Carles. J'avais bien apprécié dans ce reportage l'artisan qui te faisait une baraque pour pas cher avec des bottes de pailles et de l'enduit, à l'ancienne. Je m'étais dis que ça serait un bon moyen pour que quelques-uns s'installent à proximité d'une ville (par exemple à Rennes tu as plein de petits patelins bien desservis niveau transport) en achetant un bout de terrain et en foutant une maison de ce genre dessus. Ou même plusieurs.

Mais pour avoir vécu en colocation, je sais que le manque d'intimité est un gros problème, il faut donc de vrais espaces privés et des espaces publics et ensuite il est possible d'organiser une vie qui n'ait pas besoin de beaucoup de ressources. En achetant tout auprès d'un agriculteur du coin la bouffe, le pain au même boulanger, il doit être possible de faire baisser les coûts alimentaires au minimum. Ensuite l'idéal ce serait de pouvoir quand même créer de l'argent pour faire rentrer des biens, et aussi de régler le problème de l'énergie pour être indépendant à ce niveau là. En gros, que les frais fixes soient quasi nuls, et qu'ils ne restent que les frais exceptionnels.

Bon ensuite plutôt que de partir de zéro il faudrait s'inspirer du modèle Espagnol vanté par Quetzal dans son topic. Faire un grand réseau alternatif qui pourrait s'entraider à tous les niveaux.
Mes trips reports : The Death of Utopia, The Begining of the Dream

Le lâcher prise, c'est accepter de redevenir un enfant.
----------------------------
Ce qui importe avec l’expérience psychédélique, ou plus généralement spirituelle, ce n’est pas la vérité que l’on croit toucher du doigt, mais bien le chemin qu’elle nous fait parcourir sur notre rapport au soi, aux autres et à la vie.
  Répondre
#19
Sludge a écrit :Mais pour avoir vécu en colocation, je sais que le manque d'intimité est un gros problème, il faut donc de vrais espaces privés et des espaces publics et ensuite il est possible d'organiser une vie qui n'ait pas besoin de beaucoup de ressources. En achetant tout auprès d'un agriculteur du coin la bouffe, le pain au même boulanger, il doit être possible de faire baisser les coûts alimentaires au minimum. Ensuite l'idéal ce serait de pouvoir quand même créer de l'argent pour faire rentrer des biens, et aussi de régler le problème de l'énergie pour être indépendant à ce niveau là. En gros, que les frais fixes soient quasi nuls, et qu'ils ne restent que les frais exceptionnels.

C'est aussi pour ca qu'il faudrait une bonne "team". La dream team, l'agence tout risque. Un spécialiste en boulangerie, un spécialiste en jardinage/culture, un spécialiste en construction, plomberie, débrouillardise, plantage de cannabis, marketing/flyer/bouche à oreille (pour les soirées), un chercheur de talent pour les soirées concerts, un mécano pour les caisses...

Une communauté en fait mais dans le même délire que nous avec chacun des compétences particulières, de l'envie pour faire bouger les choses et revenir à une vie simpe et belle, de l'entraide. On en apprendrait tous les jours (à bricoler une caisse, du bois, des métaux je ne sais quoi) mais avec tous le même état d'esprit. Manger sain, vivre sainement, profiter des petites bonheurs de la vie (bonne bouffe, bon vin, p'tit pétard de bonne weed et tout ça dans la modération (d'un autre côté qu'est-ce que c'est bon de tps en tps d'abuser, de tirer sur la corde...)).

Retrouver les plaisirs de la vie dans la simplicité, j'crois que c'est ce qui me ferait kiffer. Retourner à l'état animal lol. C'est con ce que j'dis car sans esprit je ne kifferais surement pas mes trips psychés et toute sa complexité... Toute une contraddiction.
"Yo no uso drogas. Yo soy la droga." Salvador Dali
  Répondre
#20
Tout à fait d'accord avec toi Sludge. C'est d'ailleurs le principe d'Auroville, le documentaire que j'ai posté précédemment. Ce n'et pas impossible à réaliser, mais je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait possible en France. Parce que si je comprends bien, la communauté devient en quelque sorte autoproductive et protectionniste. Une autarcie comme celle ci, en France, c'est pas possible à cause des taxes et autres barrières (notamment judiciaires) qui empêchent l'évolution d'une communauté proprement dite.
"Un trip au LSA, c'est une reconsidération des concepts fondateurs omniprésents dans la vie, comme le temps, l'amour, la matière, la beauté, la musique..." Quetzal
  Répondre
#21
Si ça devait prendre cette ampleur, il faudrait s'organiser en association et s'acquitter des taxes usuelles. C'est un frein supplémentaire mais ce que font déjà bon nombre d'initiatives "alternatives".
Mes trips reports : The Death of Utopia, The Begining of the Dream

Le lâcher prise, c'est accepter de redevenir un enfant.
----------------------------
Ce qui importe avec l’expérience psychédélique, ou plus généralement spirituelle, ce n’est pas la vérité que l’on croit toucher du doigt, mais bien le chemin qu’elle nous fait parcourir sur notre rapport au soi, aux autres et à la vie.
  Répondre
#22
Et si on sort de la théorie, une idée de l'endroit où ça pourrait se passer ?
"Un trip au LSA, c'est une reconsidération des concepts fondateurs omniprésents dans la vie, comme le temps, l'amour, la matière, la beauté, la musique..." Quetzal
  Répondre
#23
Pour l'instant c'est juste embryonnaire, et au début ce serait juste une initiative entre deux amis. Et ça se passerait coté Pyrénées. On envisage d'aller apprendre le métier chez un producteur si ça peut se faire, puis peut-être se mettre à notre compte, acheter un terrain, bâtir dessus et tisser du lien social pour vivre le plus indépendamment possible.
Mes trips reports : The Death of Utopia, The Begining of the Dream

Le lâcher prise, c'est accepter de redevenir un enfant.
----------------------------
Ce qui importe avec l’expérience psychédélique, ou plus généralement spirituelle, ce n’est pas la vérité que l’on croit toucher du doigt, mais bien le chemin qu’elle nous fait parcourir sur notre rapport au soi, aux autres et à la vie.
  Répondre
#24
Joli projet, me semble que plusieurs ont tentés et réussis, au moins pour plusieurs années... maintenant je partage l'avis de Bijord et MattDyeux, qu'avant de pouvoir changer le monde, il faut changer son monde (intérieur). Enfin, c'est pas de moi, c'est juste une conception bouddhiste que je repique... Big Grin
Turn on, tune in, drop out
  Répondre
#25
Sludge je me retrouve complètement dans tes propos.

et je te propose une lecture :

http://www.bloom0101.org/pdf_Insurrection.pdf

c'est pas super facile a lire mais très intéressant, de mon point de vue.

je suis peut être hors sujet, je n'ai lu que ton premier message, mais a T ar na c, je crois qu'il sont un peu dans le même état d'esprit. encore une fois je peux me tromper.

cheers
Dans Google j'ai tapé paix dans? le monde, ça m'a donné page d'erreur 404; DIXON
  Répondre
#26
Bon j'ai pas tout lu, je vais le faire après. Je réagis juste sur le sujet d'Auroville parce que j'ai vu que vous en parliez (je vais voir le doc, promis) parce que j'y suis allé, il y a 2 ou 3 ans maintenant, et en pratique y a beaucoup de choses qui vont pas [normal, en même temps]
Le projet de base est vraiment intéressant mais en partie contrôlé par l'ashram de Sri Aurobindo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sri_Aurobindo et il faut dire qu'il y en a qui sont assez flippants, et qu'il y a des aspects vraiment proches de la secte Confusedhock:
Bon après j'ai vu ça d'un regard extérieur et je n'y suis pas resté suffisamment longtemps pour comprendre vraiment le fonctionnement; tout ce que je sais c'est que les jeunes que j'ai rencontrés là bas sont super blasés (mais aussi trèèèèès cultivés, ils parlent tous 6/7 langues), un poil méprisants tout en étant très médisant vis à vis de la génération de leurs parents, plus ou moins hippies. Que si tu travailles là-bas, tu n'es pas rémunéré, et tu as le droit à de l'argent pour voyager (par exemple) assez rarement ; je crois que les quotas c'est un voyage tous les 2 ans, et va savoir combien ils te donnent pour ça. Il y a aussi plusieurs villages indiens à l'intérieur d'Auroville et beaucoup parlent de néocolonialisme dans leur façon de gérer cette cohabitation, c'est pas très mélangé et il y a beaucoup de condescendance apparemment.
N'empêche que ça doit valoir le coup de rester plusieurs mois là-bas pour vivre cette expérience de l'intérieur. Mais bon faut avoir de la thune quoi, parce qu'on te paie rien, ni le gîte ni le couvert.
"We obey people we don't trust, to buy things we don't need, to impress people we don't like, using money we don't have, for gratifications that don't last, killing animals we don't hate, for pleasures that don't satisfy, dreaming of a life we don't deserve, and praying for an afterlife that doesn't exist : we are a stupid species"
Philip Wollen
  Répondre
#27
Oua, t'es allé à Auroville ? Génial !
Tu m'étonnes, les jeunes qui sont là bas et qui n'ont pas choisi avec volonté et motivation d'y vivre, ça ne doit pas être facile. Par contre, tu me surprends par rapport aux rémunérations... Effectivement ça n'a pas l'air très attirant ! Et de ton point de vue, tu en penses quoi ?
"Un trip au LSA, c'est une reconsidération des concepts fondateurs omniprésents dans la vie, comme le temps, l'amour, la matière, la beauté, la musique..." Quetzal
  Répondre
#28
Je me reconnais un peu dans ton texte Sludge.

Malgré mes 18 ans(19 dans neuf j) je suis très renfermé, les autres (mes parents, les gens de ma classes) ne me comprenne pas.
J'ai une philosophie asser Space je vous l'avou, je suis quelqun de très heureux mais mes parents " m'empeche d'être libre si je peux dire ça comme ceci " ou " m'empêche d'être comme je suis ".
Dans quelques temps c'est le bac, j'ai envie de l'avoir mais sans plus en fait depuis quelques temps j'ai l'impression que mon but est de voyager a travers le monde. J'ai deja dis a ma famille que j'allais partir en Inde puis au Népal (pourquoi pas au Tibet) et je sais deja que sa va me faire du bien.
Enfin bref Sludge je ne te connais pas, mais voyage, pour moi c'est le seul moyen de revenir "changé".
OM MANI PÄDME HUM


Free. & Freak.
  Répondre
#29
Caléo a écrit :tu me surprends par rapport aux rémunérations... Effectivement ça n'a pas l'air très attirant ! Et de ton point de vue, tu en penses quoi ?

Bah après tout dépend où tu taffes, moi je voulais faire du bénévolat dans une ONG d'Auroville donc c'est sûrement différent selon ce que tu fais; Y avait pas mal de profs freelance (pas du tout prof dans la vie de tous les jours) qui enseignent le yoga, la relaxation, le massage tantrique, la cuisine tibétaine, etc...Le principe c'est que si tu as un savoir-faire quelconque tu peux contribuer à l'enseignement (dans une école ouverte à tous, différent du parcours scolaire que suivent les enfants). Je crois pas que c'était rémunéré, mais du coup t'as le droit de rester gratuitement (les touristes doivent payer une "taxe" chaque jour de leur séjour). En fait tu reçois chaque mois un peu d'argent, vraiment le strict minimum pour (sur)vivre et tu peux te faire aidé si t'es fauché. Par contre un truc que j'avais oublié par rapport au logement, c'est que tu as le droit (et c'est conseillé) de construire une maison, et on ne te demandera pas d'argent pour le terrain, etc :

Q. Does Auroville provide free housing?

A. Yes, in the sense that no rents are paid, but 'no' in the sense that there is a rampant housing shortage and no-one should come to Auroville expecting that they can move into accommodation provided by the community. Anyone joining Auroville is expected to build their own place, in consultation with the Auroville Development Group, once they have been accepted as an Aurovilian. Meanwhile, they may be housed in 'Newcomer' units or be expected to stay in guest accommodation or with friends.

Frankly, it's not easy to find accommodation in Auroville at the present time, and anyone planning to come here is advised to consider the above alternatives carefully before coming.


Franchement tout ça c'est flou, si ça t'intéresse tu peux aller là : http://www.auroville.org/faq_intro.htm
"We obey people we don't trust, to buy things we don't need, to impress people we don't like, using money we don't have, for gratifications that don't last, killing animals we don't hate, for pleasures that don't satisfy, dreaming of a life we don't deserve, and praying for an afterlife that doesn't exist : we are a stupid species"
Philip Wollen
  Répondre
#30
, et ce serait ça ?
Parcours foutu, j'défends à coups d'cutter ma sous-culture ![URL="http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=sqark"]

http://www.thebookedition.com/advanced_s...ords=sqark[/URL]
  Répondre


Sujets apparemment similaires...
Sujet Auteur Réponses Affichages Dernier message
  Votre clé pour vivre bien Le Russe 74 4,729 10/04/2014 10:14
Dernier message: Le Russe

Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)